◦ Je me souviens encore et éternellement de toi. Je ne parvins pas à te chasser de mon esprit. Mais j'avoue que même si je le pouvais, je ne le ferais pas. Dès que je suis seule et que rien n'occupe mon esprit, ton visage apparaît soudainement. Toi, Lycoris, au corps semblable au mien, pourtant à l'âme bien différente. Je sais que Papa disait que j'avais beaucoup de pouvoirs, et que j'aurais pu être un projet. Mais il m'a cloné pour ne pas riquer ma vie. Et c'est à ce moment là que tu es née. Certes, je savais que les experiences qu'ils te faisaient subir étaient douloureuses, mais tu ne te plaignais jamais. Tu restais toujours forte. Et tu étais là, à mes côtés, et tu prenais soin de moi, toujours. J'adorais rester avec toi, Lycoris. Tu étais ma seule amie, mais tu avait une place tellement grande dans mon coeur que je n'avais besoin de personne d'autre. Je sais maintenant que les expériences étaient épuisantes, et que tu n'avais pas beaucoup de temps pour toi, mais tu allais toujours voir Primula, et tu la soutenais. Elle en avait besoin. Et elle était tellement heureuse de te voir. Tu étais son rayon de soleil. Et malgré cet emploi du temps prenant, tu passais du temps avec moi. Tu me regardais manger, tu m'aidais à m'habiler, et la nuit souvent, tu te glissais dans mon lit et nous dormions ensemble, parce que tu savais que lorsque tu étais là, mes cauchemars s'envolaient. Tu es la personne la plus gentille et la plus attentionnée que je n'ai jamais connu, Lycoris. A cette époque, il me paraissait impossible de vivre sans toi. J'étais sûrement un peu trop égoïste, parce que je ne prenais pas soin de toi comme toi tu prenais soin de moi. Je m'en veux, maintenant que j'y repense. Il est vrai que j'étais une véritable pleurnicharde étant jeune. Et toi, comme une soeur, comme une mère, ou encore comme une meilleure amie, tu me consolais, toujours. Et puis, tu es partie dans le monde des humains, et lorsque tu es revenue, tu m'a racontée ta rencontre avec le jeune Rin. Tu le trouvais tellement beau, tellement gentil, tellement attentionné. Tellement parfait. J'avoue que ton histoire me passionnait, et que j'avais envie de le rencontrer, moi aussi, ce fameux humain, mais j'étais aussi jalouse. Jalouse que tu lui porte autant d'attention, et qu'elle ne soit pas uniquement réservée à moi. Encore de l'égoïsme. Mais que veux-tu, j'étais une enfant, et une princesse en plus. Et tu m'as dit qu'hélas tu ne le reverrait plus, et tu m'as fais promettre que je le rencontrerai, un jour. Et au fond de mon coeur, j'ai gardé cette promesse, en jurant de la ressortir le moment venu. Et le temps a passé, et nous avons un peu grandi, toujours ensemble. Mais voilà que les expériences devenait de plus en plus nombreuses. Nous ne nous voyions plus. J'en étais désespérée. Et un jour, je suis tombée malade. Je savais que mon corps était faible, qu'il avait du mal à supporter toute ma magie. Et voilà que les conséquences me rattrapaient. Alors que j'étais à deux doigts de mourir, en voyant mon père hurler contre la magie qui ne pouvait me sauver, j'ai t'ai vu rentrer dans ma chambre. Tu t'es adressé à mon père en disans que parce que tu étais mon clone, tu pouvais me donner ta force pour me tirer d'affaire. Mon père reprit des couleurs immédiatement, et se réjouissant déjà. Mais il comprit ensuite ce que cela signifiait : te perdre. T'entendre donner ton accord pour mourir pour moi fut la chose la plus horrible que j'ai enduré, mais à cause de mon état qui se dégradait à vu d'oeil, je n'ai pas réussi à protester. Je n'ai même pas réussi à te dire aurevoir lorsque tu es partie. Je me souviens seulement de ton sourir, lorsqu'on a puisé ton énergie. Oui, tu souriais. Tu étais contente de me sauver. Bien que j'aurais préféré mourir plutôt que de voir ça, tu es partie, et cela définitivement. A cet instant, alors que mon corps reprenait des forces, mon coeur s'est tordu, déchiré, brisé, et est tombé en charpie. A cet instant, j'ai cru mourir en même temps que toi. Tout ce que je peux dire à présent, c'est qu'un morceau de mon coeur est resté en place. Un morceau avec une inscription. Une inscritpion qui était vraie lorsque tu étais aurpès de moi, qui était vraie lorsque tu es morte, et qui est vraie maintenant et pour toujours : Lycoris, je t'aime.